05 mai 2006
Vue
Il en reste, de ces miettes
D'où l'on peut observer la ville rugissante la nuque dans l'herbe
L'empreinte d'une serrure sur le front
L'ombre d'un arbre rabattu en couverture
La colline a pris le pont dans le creux de sa vague;
D'ici, alors vite une seconde on attrape
La quiétude du naufragé bienheureux
D'avoir quitté les rats du navire
Main de terre bienveillante comme
quelque chose d'inutile
07:57 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

Commentaires
Voilà une vue bien surprenante de ce pont ! Je sens que je vais la prochaine fois que je serai à Istanbul, passer des heures à retrouver ces lieux, en espérant qu'ils ne seront pas envahis d'ici-là !
Ecrit par : ada | 11 mai 2006
Salut, ohlà de l'île! Cette vue vient d'Üsküdar, peut-être tu l'avais déjà deviné. T'as bien raison, ici c'est la course à ce que la médiocrité commerciale de notre époque imbécile veut bien laisser derrière ses histoires d'argent. La photo est prise du haut de la colline d'Üsküdar, où se trouve une sorte de parc dégénéré en terrain vague, dos à un petit bois, les pieds dans le Bosphore. Une maison en ruines dans les herbes folles, et surtout ce sentiment de trou d'air dans la ville géante.
K.
Ecrit par : Le Poisson-Scorpion | 14 mai 2006
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